SBFM et Sandouville

Dans son numéro 176, daté de mars 2011, le magazine Gazoline évoque la naissance de l'usine de Sandouville, construite spécialement pour la sortie en 1965 de la future Renault 16. On y apprend que des tractations ont eu lieu entre la régie nationale et le gouvernement, alors sous la responsabilité de Pompidou, qui souhaitait promouvoir une implantation de l'usine Renault à Nantes. La localisation au Havre était préférée par les responsables de la marque parce qu'elle conjuguait deux avantages: l'accès à la Seine qui donnait la possibilité d'affréter des barges vers la région parisienne et la proximité du port pour l'exportation. Renault obtint gain de cause et concéda la création à Nantes de la Compagnie des Produits industriels de l'Ouest (CPIO) et à Lorient celle de la Société bretonne de fonderie et de mécanique (SBFM). Cette dernière était la bienvenue dans une région fortement touchée par la fermeture des forges d'Hennebont. L'ensemble des zones industrielles de Kerpont et de Bellevue (la SBFM s'est installée dans la première) était d'ailleurs d'initiative de l'État français dans le cadre de l'aménagement du territoire pour compenser les pertes d'emplois industriels sur Hennebont et Inzinzac-Lochrist. Les forges d'Hennebont sont liquidés définitivement en 1966 par décret d'État et la moitié des ouvriers (300 sur 600) sont redirigés vers la SBFM.

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